D’ici une dizaine d’années, tous les autobus d’Ile-de-France ou presque seront à plancher bas. Ce sera le fruit d’une politique dans laquelle les transporteurs routiers privés et la RATP sont d’ores et déjà engagés, que le STIF et le Conseil régional d’Ile-de-France encouragent y compris financièrement et qui, si elle a pu paraître lente à s’amorcer, est maintenant irréversible.
Ces véhicules sont un facteur essentiel d’amélioration de la qualité de service. Faciles d’accès, ils bénéficient certes en priorité aux personnes handicapées à titre permanent ou temporaire, ainsi qu’à celles dont la mobilité est réduite (personnes âgées, femmes enceintes, voyageurs avec poussette d’enfant ou bagages,...). Mais ils servent tout autant l’ensemble de la population. Plus attractifs, ils donnent également à la clientèle une image de modernité et de confort.
Reste qu’à eux-seuls, ils ne suffisent pas à garantir un accès aisé. Les premières lignes équipées le prouvent : des arrêts mal implantés, mal configurés, un stationnement illicite qui gêne l’accostage le long de la bordure et c’est quasiment tout l’investissement qui devient inopérant ; certaines voiries, par exemple du fait de ralentisseurs non réglementaires, sont inadaptées et peuvent détériorer les parties basses du matériel. Réussir cette politique impose donc une approche globale et cohérente, concertée entre partenaires, transporteurs et collectivités notamment. Cela exige aussi une certaine méthode et la connaissance préalable des principaux écueils qu’à l’expérience, il est apparu nécessaire de savoir concrètement éviter.