Dans la Plaine de France, le site aéroportuaire du Bourget est constitué du Musée de l’Air et de l’Espace, du Parc des Expositions du Bourget et de la zone d’activités et d’aviation d’affaires de l’aéroport du Bourget. Le territoire formé par le site aéroportuaire ainsi que les zones d’emplois, les friches et les espaces libres voisins, devrait connaître un fort développement dans les prochaines années. Au-delà de la construction de la tangentielle nord, trois scénarios de desserte en transports en commun ont fait l’objet d’un approfondissement. Les principales conclusions sont les suivantes :
La commune des Ulis présente une forte mixité habitat/emplois. 25 000 habitants y résident et le Parc d’activités de Courtaboeuf accueille actuellement 20 000 emplois. Il prévoit d’en accueillir 30 000 à terme. Le Parc d’Activités de Courtaboeuf et la ville des Ulis ne sont pas desservis directement par le réseau RER et le rabattement en bus est soumis à de forts aléas de circulation notamment vers Massy par l’autoroute A10. Le schéma directeur local, réalisé par le Syndicat Intercommunal des Études et de Programmation (SIEP) Nord-Centre-Essonne, a retenu le projet d’un transport en commun en site propre entre la gare RER de Massy et le centre de la ville des Ulis.
L’étude a conclu à la faisabilité et au fort intérêt du projet sur la portion d’itinéraire située sur l’A10, au moyen d’un site propre unilatéral situé en bordure nord de l’axe autoroutier. L’intérêt socio-économique est dû au faible montant d’investissement et aux gains de temps et de régularité aux périodes les plus congestionnées. En dehors de l’autoroute, le site propre devra s’intégrer dans le projet de requalification du Parc d’Activités de Courtabœuf et dans les projets urbains de la ville des Ulis.
La ligne 13 est l’une des plus chargées du métro parisien. Son exploitation en fourche est une source d’irrégularité qui conduit actuellement à une surcharge chronique de la partie nord jusqu’à la station Saint-Lazare. Afin d’y remédier, des investissements importants d’amélioration de l’exploitation (projet OURAGAN), et de rénovation des rames vont être menées à court terme.
L’étude réalisée par la RATP sous pilotage du STIF, a porté sur le moyen/long terme. Elle a conclu sur les éléments suivants :
Approuvé par le STIF, le projet d’automatisation de la ligne 1 du métro, la plus chargée du réseau, répond à un triple objectif : renforcement de la sécurité ferroviaire, amélioration de la qualité de service et de la régularité. Il prévoit notamment la mise en œuvre d’un système d’exploitation automatisé identique à celui de la ligne 14, la modernisation du Poste de Commande et de Contrôle centralisé (PCC), la mise en place de façades de quais équipées de portes palières et le renouvellement du matériel roulant.
Le surcoût de l’opération par rapport à un simple renouvellement à l’identique est estimé à 69,4 millions d’euros (CE janvier 2003), financés par la RATP sur fonds propres. Ce faible montant est lié à l’opportunité de réaliser ces travaux lors du renouvellement de la signalisation et du matériel roulant de la ligne. Mise en service en 2010.

Les communes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil sont situées en limite du département de Seine-Saint-Denis à 15 km de Paris, de Roissy et de Marne-la-Vallée et souffrent d’un enclavement dû au relief marqué du plateau.
Le tissu urbain est contrasté : l’habitat pavillonnaire domine à Montfermeil alors que des ensembles d’habitats collectifs sont implantés à Clichy-sous-Bois. Un grand ensemble de 8 000 logements est situé sur le territoire des deux communes. Il est composé de copropriétés dégradées (en particulier la copropriété des Bosquets) et d’habitat social. Un programme ambitieux de renouvellement urbain (ANRU) est en cours d’élaboration.
L’objectif de l’étude est de définir des solutions destinées à améliorer la desserte en transports en commun en site propre du secteur de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil. Une analyse de la situation actuelle et l’anticipation des futurs besoins de déplacements a permis de proposer des itinéraires permettant ce désenclavement.
Un nombre restreint de projets a été selectionné afin de bâtir plusieurs scénarios de desserte qui s’appuient, soit sur un débranchement du tram-train des Coquetiers T4, soit sur un site propre bus reliant le RER B au nord et le RER E au sud.
L’étude a analysé les conditions d’insertion urbaine de ces scénarios afin de vérifier leur faisabilité. La dernière étape a estimé les coûts et les trafics de chacun des scénarios afin de comparer leur intérêt pour la collectivité.