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A l’instar du constat qui avait été dressé au niveau national, quelques années auparavant, et qui avait conduit la LAURE à rendre obligatoires les PDU des agglomérations de plus de 100 000 habitants, le diagnostic francilien fait en 2000 a mis en évidence un ensemble de tendances préoccupantes observées depuis plusieurs décennies :
Part des différents modes dans les déplacements des franciliens en 1997, en fonction des distances parcourues (source DREIF, Enquête Globale des Transports).
Pour inverser ces tendances, il est apparu que le PDU devait se positionner comme un outil complémentaire des grands programmes d’investissements du Contrat de Plan Etat Région (CPER) qui avait de son côté inscrit, pour la période 2000-2006, un vaste programme de relance des grands projets de transports en commun (nouvelle liaison ferrées et de TCSP, prolongements de lignes de métro, …). Dans cette logique, deux principes fondamentaux ont été retenus et déclinés par le PDUIF :
Améliorer l’intermodalité et l’attractivité des transports en commun, en traitant les interfaces des réseaux et les conditions de rabattement vers les gares, est apparu une réponse nécessaire à une faiblesse structurelle du réseau francilien et à un déficit de coordination des opérateurs intervenant sur un même territoire. Parallèlement, face à un réseau ferré essentiellement radial, dynamiser un sous-ensemble du réseau de bus afin qu’il réponde aux enjeux des déplacements de banlieue à banlieue est apparu une solution pertinente pour répondre aux besoins de mobilité des habitants de l’agglomération.
Si le PDUIF a été élaboré sous l’autorité de l’Etat, il était logique, pour plus d’efficacité et de légitimité des actions à entreprendre, que sa mise en ½uvre relève d’une démarche décentralisée et volontaire des partenaires concernés (conseils généraux, communes, opérateurs …). Le principe de concertation avec le monde associatif et des représentants de la vie économique, retenu pour la phase de rédaction du Plan devait également être prolongé en phase de mise en ½uvre autour de chaque projet qui serait discuté localement. Sur le plan technique, le décloisonnement des mondes de la voirie, de l’urbanisme et des transports s’est également imposé comme une ligne directrice du document : les services de l’Etat, ceux des collectivités ou les transporteurs seraient donc encouragés à mutualiser leurs expertises au sein des instances d’élaboration des projets.
Face à un diagnostic inquiétant, le PDU d’Ile-de-France s’est défini des objectifs chiffrés et volontaristes à un horizon rapproché de 5 ans :