Une nouvelle compétence du STIF
La loi de décentralisation dispose que le STIF « peut organiser des services de transport à la demande ». Il s’agit donc d’une compétence exclusive mais non obligatoire. Auparavant, aucune collectivité n’était désignée expressément, la LOTI n’ayant pas été transposée en Il-de-France sur ce point. En province, le transport à la demande relève du département pour l’interurbain et de l’autorité urbaine sur son périmètre.
Le transport à la demande se distingue du transport régulier en ce qu’au moins une partie de ses composantes est déclenchée sur la demande de la clientèle. Ainsi, un service à points d’arrêts, horaires et trajets fixes est autant du transport à la demande qu’un service en « cabotage » dès lors qu’il n’est mis en ½uvre qu’à la demande des usagers.
Une vingtaine de services sont recensés en Ile-de-France, autant sont en projet. Deux études sont en cours d’achèvement à l’ARENE et à l’IAURIF.
Il s’agit le plus souvent de dessertes de proximité, à l’exception notable mais spécifique du service « Filéo (anciennement Allobus) » qui assure la desserte de la zone aéroportuaire de Roissy.
Le transport à la demande présente l’avantage d’un coût kilométrique proche de celui des lignes régulières (les véhicules sont généralement de taille plus réduite mais cela impose aux transporteurs de diversifier leur parc ; il faut tenir compte du coût de la centrale de réservation le cas échéant). Il est en revanche généralement plus coûteux au voyage en raison d’une fréquentation limitée, et doit donc faire l’objet d’un contrôle très étroit de la part de la collectivité publique.
Son utilité sociale se trouve à l’origine de la plupart des projets.