Vous êtes ici : Accueil / Les transports aujourd’hui / Les principaux modes de transports / Historique des transports / Le bus

Le bus

Les premiers autobus

Alors que la concurrence battait son plein entre les omnibus à chevaux et les tramways, un nouveau mode allait entrer en service et modifier considérablement le monde des transports de surface : l’autobus. En effet, un curieux engin à traction autonome fit son apparition, qu’on appela automobile. En 1905, le Salon de l’Automobile justement présenta les premiers engins de ce type tout à fait révolutionnaire qui roulèrent entre Bourse et le Grand Palais, siège du salon. La CGO (Compagnie générales des omnibus)lança un concours pour la construction de nouveaux véhicules afin de remplacer les omnibus de la ligne Hôtel de Ville - Porte Maillot. C’est le « Brillé-Schneider » qui remporta la compétition. Il comportait 32 places, dont 16 à l’impériale.

Le 11 juin 1906, la première ligne complète équipée d’autobus fut mise en service entre Montmartre et Saint-Germain-des-Prés, tandis que plusieurs décrets autorisaient l’équipement de plusieurs autres itinéraires :

  • Hôtel de Ville - Porte Maillot,
  • Odéon - Avenue de Clichy,
  • Montmartre - Saint-Michel,
  • Pigalle - Halle aux vins,
  • Les Gobelins - Notre Dame de Lorette.

Le succès des « omnibus automobiles » - les autobus - fut immédiat. Chacun en salua la vitesse plus grande qui raccourcissait sensiblement les temps de trajet, même si certains en critiquaient les gaz d’échappement et les odeurs. Au fil des ans, les autobus se modernisèrent ; les véhicules allaient être éclairés, puis chauffés, leur vitesse atteindre presque le 20 km/h. Il était évident qu’à terme la traction animale allait disparaître du monde des transports urbains.

L’autobus standard

Le matériel qui représente encore aujourd’hui environ 60 % du parc d’autobus fut présenté à la presse en septembre 1965 ; l’autobus « Standard de I I mètres » était destiné à remplacer progressivement l’ensemble du parc qui présentait un caractère d’hétérogénéité coûteux en entretien. Il s’agissait pour la RATP d’en terminer avec le fonctionnement des commandes qui ne permettait pas d’obtenir des conditions d’achat avantageuses et rendait impossible l’unification du matériel.

La Régie décida donc, dès 1958, d’étudier en collaboration avec l’UTPUR (Union des Transports Publics et Urbains) un matériel standard, au sens littéral du terme, autorisant des modes d’exploitation divers - à un ou deux agents - quel que soit le système de tarification et de perception. Ses caractéristiques principales étaient :

  • longueur : 11 m,
  • capacité : 70 voyageurs dont 40 assis,
  • 2 portes doubles à 4 vantaux,
  • suspension pneumatique et direction assistée.

Une première commande de 600 bus PCM-R fut passée à Saviem et à Berliet en 1964 ; d’autres commandes ultérieures portèrent le parc à 750 unités, dont 120 type « Paris à 2 agents », 280 type « banlieue à 2 agents » et 350 type « banlieue à un agent ». Le sens de l’histoire allait en effet vers une exploitation des bus avec un seul agent machiniste receveur, ce qui fut réalisé complètement le 1er juin 1974.

L’autobus standard, désormais dénommé SC 10, entra en service en octobre 1965.

Il allait représenter la plus grande série jamais livrée, avec plus de 3 500 exemplaires en 1979. Au fil des ans, plusieurs modifications furent apportées. En 1976, un standard accidenté à l’arrière fut équipé d’une plate-forme ouverte, renouant avec une tradition qui avait disparu en 1971 avec les derniers bus datant d’avant-guerre. Face à son succès, plusieurs dizaines de bus furent fabriqués dans cette configuration, les derniers en 1987/88 comportant une demi-porte arrière. En novembre 1981, les nouveaux « standard » livrés furent restylés pour leur donner un aspect plus moderne et un confort accru, en attendant la génération future. Cela se traduisit par une amélioration sensible de l’esthétique de la face avant, une nouvelle décoration extérieure plus colorée, un nouvel emmarchement à 3 niveaux mieux éclairé par des vitres sur les portes, enfin une meilleure ergonomie du poste de conduite.

Les années 80

Avec le plein effet du RER, qui au fil des ans a tissé sa toile, les autobus virent leur trafic augmenter à partir de 1982, notamment en banlieue. Le renouvellement du matériel roulant se posa à nouveau, les autobus « standard », même modernisés, ne correspondant plus tout à fait aux critères de qualité et de confort demandés par les voyageurs.

A partir de mai 1983, de nouveaux autobus articulés - PR 180- de grande capacité furent mis en exploitation. Plusieurs lignes de Paris et de banlieue en sont aujourd’hui dotées, notamment « Orlybus » reliant Denfert-Rochereau aux aérogares d’Orly et la nouvelle ligne rocade en site propre entre Rungis et Saint-Maur, le Trans Val-de-Marne.

Destinés à remplacer les bus standard, les nouveaux R 312 furent mis en service en juin 1988, offrant aux voyageurs un accès plus facile et un confort amélioré. Au plan qualitatif, l’information des voyageurs était placée au centre des recherches, tant au niveau de la lisibilité du réseau qu’à celui des conditions du voyage proprement dit (correspondance, attente, sonorisation des bus, etc.).