La gare routière est définie, au STIF, comme le lieu d’accueil d’au moins deux lignes de bus ou de car, dont au moins une ligne y est en terminus.
Au fur et à mesure, des critères pertinents de définition d’une gare routière se sont dégagés :
… en nombre
A partir du système d’information géographique (SIG), quelques 2000 gares routières de tous types (à vocation de rabattement sur une gare ferrée, à vocation scolaire, à vocation mixte et à vocation de desserte du centre-ville) ont été recensées en Ile-de-France.
Début 2005, on dénombre près de 800 gares routières subventionnées par le STIF depuis 1989.
… en terme d’intermodalité
70% des gares routières subventionnées par le STIF sont situées près d’une gare ferrée (train, métro ou tramway), 6% près d’un établissement scolaire.
Toutefois, les maîtres d’ouvrage sont le plus souvent les propriétaires du foncier sur lequel la gare routière est assise. La part des intercommunalités augmente au fur et à mesure que les EPCI se constituent et que les villes leur délèguent les compétences liées aux déplacements.

Le STIF participe, avec la Région Ile-de-France, au financement de création, d’extension, voire de réhabilitation de gares routières. La participation financière du STIF est déterminée au vu d’un projet, mais aussi plafonnée en fonction du nombre de postes à quai.
Le STIF a dépensé au titre des gares routières une somme avoisinant 50M¤ constants de 1989 à 2004, soit par année une moyenne de 3,35M¤.

Un des engagements du maître d’ouvrage est de maintenir l’équipement subventionné à usage de gare routière pendant 15 ans minimum. Si cela semble légitime, cela n’implique pas de délivrer une qualité de service pérenne. Aujourd’hui il n’y a plus aucun lien entre le STIF et le maître d’ouvrage une fois la subvention soldée. Dans la décision du CA du 04/04/02 relative aux règles générales de subvention d’investissement, l’article 13 précise : « le STIF se réserve le droit de proposer une convention annexe à la notification d’attribution de subvention fixant toute autre obligation du MO dans le cadre de la réalisation du projet et du suivi des aménagements réalisés et qui conditionnera le versement du solde de la subvention. Cette convention sera signée par tous les partenaires concernés. »
Aussi, afin de s’assurer de l’existence d’un gestionnaire, le STIF exige :
- qu’un bilan prévisionnel annuel des coûts d’exploitation soit produit dans le dossier de demande de subvention
- qu’une convention d’exploitation de la gare routière soit produite avant le versement du solde. A moyen terme, le STIF envisage de demander un bilan annuel ou bisannuel au gestionnaire et au propriétaire. Ainsi, si la gare routière n’est pas entretenue, le STIF pourrait ne pas participer à son réaménagement.
Le Conseil d’administration du STIF a par ailleurs décidé, en 2000, de mener une expérimentation : le STIF participe donc depuis 2002 au financement d’une partie des coûts d’exploitation de 14 gares routières en Ile-de-France pendant 5 ans.
Un bilan à mi-parcours a été réalisé en 2005. Les usagers des 14 gares routières ont été interrogés sur la qualité de service offerte sur ces sites :
« Quelle serait pour vous l’amélioration la plus importante à apporter ? »

L’analyse des coûts d’exploitation a permis de mettre en évidence l’importance des handicaps pesant sur la gestion.
3 handicaps déterminants :
- Implantation sur dalle partielle ou totale
- Couverture du site partielle ou totale
- Fonctionnement sur deux sites ou sur deux niveaux
2 facteurs de pondération supplémentaires :
- L’âge de la gare
- L’insertion urbaine
Les clefs de la qualité de service en province
Encadrement de l’activité de l’exploitant par l’Autorité Organisatrice
1. Un rôle et des missions clairement définis
2. Des contrôles réguliers et efficaces : recours à des prestataires spécialisés
Enseignements pour l’Ile-de-France
1. Des objectifs de qualité de service à mieux définir…
2. …et à contrôler plus strictement
3. Une réflexion à mener sur la démarche innovante de certification
L’actualité des gares routières :
- un cahier de référence en cours d’actualisation (diffusion au printemps 2006)
- une évolution en 2006 des conventions d’expérimentation sur la participation financière du STIF aux coûts d’exploitation, pour tenir compte des préconisations du bilan à mi-parcours
- une programmation pluriannuelle sur la base des pôles PDU et des plans locaux de déplacements