L’amélioration de la régularité est au coeur des nouveaux contrats signés avec la RATP et la SNCF.
Une pénalité financière pour situation inacceptable est introduite dans le contrat STIF/RATP pour compléter les mécanismes existant déjà en matière de ponctualité sur l’ensemble du réseau. L’objectif est que cette pénalité se déclenche chaque fois qu’au cours d’une semaine donnée et sur une ligne de métro donnée, plus de quatre pour mille des voyageurs auront à souffrir d’un temps d’attente supérieur à 12 minutes en journée et 15 minutes en soirée liés à des incidents graves, des colis suspects, des incidents techniques ou encore un mouvement social local’..
Le contrat STIF/SNCF met également l’accent sur l’amélioration de la ponctualité des trains à travers :
Parmi ces actions, figurent par exemple :
- la création des ’centres opérationnels Transilien’ qui vont permettre d’adapter en temps réel l’offre de transport, telle la modification de la mission d’un train suite à un incident ;
- un ’pôle d’appui conduite’ apportera de l’aide par ’télé-dépannage’ au conducteur en difficulté ;
- la mise en place de ’chefs d’escale’ favorisera la bonne gestion des temps de stationnement des trains dans les gares à fort trafic ;
- l’augmentation du nombre de trains aspirateurs-laveurs de voies constitue un atout pour le nettoyage des rails en période de chute de feuilles ;
- enfin, la disponibilité des matériels roulants en début de pointe de matinée est fortement augmentée, ainsi que le nombre de journées ’Traction de réserve’, permettant de pallier l’indisponibilité d’un conducteur
Comment est mesurée la régularité des trains SNCF ?
Le suivi de la régularité des trains SNCF est effectué à partir d’un indicateur qui mesure, aux heures de pointe des jours ouvrables et dans le sens de la pointe du trafic, le nombre de trains dont le retard au terminus excède 5 minutes (évaluation qui prend en compte les trains supprimés).
Cet indicateur est mesuré sur 13 réseaux SNCF :
- le RER A (sur la partie exploitée par la SNCF entre Nanterre Préfecture et Poissy ou Cergy le Haut),
- le RER B (sur la partie exploitée par la SNCF entre Gare du Nord et Roissy ou Mitry),
- le RER C,
- le RER D,
- le RER E,
- la branche sud de Paris St Lazare (GCO, Versailles RD, St Nom la Bretêche et Maisons Lafitte),
- la branche Nord de Paris St Lazare (Mantes Rive Droite, Cormeilles, Conflans Sainte Honorine),
- la branche est de Paris Nord (Crépy en Valois),
- la branche Ouest de Paris Nord (Persan et Pontoise),
- Paris Est (Crécy, Château Thierry, Coulommiers, La Ferté Milon, Provins),
- Paris Sud Est (Montargis, Montereau),
- Paris Montparnasse (Dreux, Mantes, Rambouillet),
- et la rocade La Verrière - la Défense.
Les résultats 2006
Le taux d’irrégularité sur l’ensemble de l’offre Transilien s’est élevé en 2006 à 9,2%, résultat intermédiaire entre celui des années 2004 (9,5%) et 2005 (8,9%).
Si les résultats de Paris Est (amélioration de 3,4 points, due en grande partie à un impact moindre des travaux de la LGV Est), de Paris Nord Crépy (amélioration de 2,1 points) et du RER A (amélioration de 0,7 point) ont marqué une évolution positive, ceux des RER B (+ 3 points), de la liaison La Verrière - La Défense (+1,6 point), du RER D (+1,3 point) et de Paris Montparnasse (+0,7 point) ont en revanche enregistré une dégradation sensible.
Les six autres réseaux, qui représentent 58% de l’offre suivie, ont vu leur performance évoluer faiblement (perte ou gain de moins de 0,5 point).
Les réseaux qui ont obtenu les performances les meilleures en terme de régularité en 2006 ont été respectivement :
- Paris St Lazare branche Sud (5,6%)
- le RER E (6,6%)
- Paris Nord branche Ouest (7,1%)
- le RER A (7,2%)
A l’opposé, ceux qui ont rencontré les plus grandes difficultés d’exploitation sont :
- le RER D (15,0%)
- la liaison La Verrière - La Défense (13,8%)
- Paris Nord branche Crépy (11,6%, avec néanmoins une amélioration en 2006)
- le RER B (11,4%).
Télécharger les résultats hebdomadaires :
La régularité du métro est évaluée au travers d’un indicateur qui mesure la durée d’attente. Il prend en compte le pourcentage de voyageurs qui attendent sur le quai plus de 3 minutes aux heures de pointe, 6 minutes en heures creuses et 10 minutes aux heures de nuit.
En 2004 et en 2005, le taux de régularité du métro reste à un niveau très stable et atteint 98.9%. Le nombre de situations inacceptables (plus de 0,4 % des voyageurs ont attendu leur rame plus de 12 minutes aux heures de pointe et 16 minutes en heures creuses) augmentent de manière significative en 2005. 27 situations inacceptables s’étaient produites en 2004 et 59 en 2005.
Concernant le RER, la régularité mesure le pourcentage de voyageurs arrivant à l’heure ou avec un retard inférieur à cinq minutes à leur gare de destination. En 2004, la régularité du RER A s’élève à 97,7 %, soit un progrès de 2 points par rapport à 2003. Elle progresse à nouveau en 2005 et atteint 96.8%. A l’inverse, la régularité sur la ligne B du RER se dégrade de 0.7 point par rapport à 2004 avec un taux de 94,9 %. Ce résultat s’explique par une augmentation des diverses causes dont pour partie les causes internes (mouvements sociaux) ainsi que la progression des causes liées aux tiers.
La régularité des RER est mesurée pour la SNCF d’une part et la RATP d’autre part, le décompte étant remis à zéro à l’interconnexion.