Acteur majeur du développement des transports en commun, le STIF soutient également les autres modes alternatifs à l’automobile, souvent complémentaires des transports collectifs.
C’est en particulier le cas pour le vélo, dont la pratique se développe de plus en plus en Ile-de-France. Quand ils sont interrogés, les usagers de la petite reine placent deux éléments fondamentaux conditionnant leur pratique :
- L’existence d’aménagements de voirie (pistes, bandes cyclables, zones 30…) leur permettant un déplacement en toute sécurité ;
- L’existence de parcs vélos à proximité des lieux de vie et des gares pour pouvoir stationner leur vélo en toute sécurité et faire jouer la complémentarité des modes de transport.
La participation active du STIF dans le développement du vélo en Ile-de-France s’inscrit en outre directement dans les objectifs du Plan des Déplacements Urbains qui a comme objectif un usage coordonné de tous les modes de déplacements, notamment par une affectation appropriée de la voirie, ainsi que la promotion des modes les moins polluants et les moins consommateurs d’énergie.
Concrètement, l’action du STIF se traduit par l’octroi de subventions à la réalisation des parcs vélos au niveau des gares. Cette action vise à promouvoir l’utilisation de la bicyclette comme mode de rabattement sur les transports en commun lourds. Au-delà, son objectif est bel et bien le report modal de la voiture particulière vers ce mode non polluant et de surcroît bon pour la santé.

Aujourd’hui, grâce à l’aide du STIF et aussi celle de la Région Ile-de-France, plus de 250 sites parcs à vélos ont été réalisés octroyant plus de cinq mille places près des gares et des stations de transports en commun.
Les principaux Maître d’Ouvrage de ces équipements sont la SNCF, la RATP et les collectivités territoriales (communes…).
Des exemples d’équipements subventionnés par le STIF :
- Les abris éclairé avec arceaux : ce sont les abris "classiques" implantés aux abords des gares SNCF et RATP. Chaque emplacement vélo dispose d’un arceau permettant d’attacher le vélo en plusieurs points. En outre l’abri est couvert pour une protection des vélos contre les intempéries et éclairé pour plus de sécurité. Il est enfin toujours proche d’un accès à la gare pour une meilleure correspondance.
Ex : l’abri éclairé avec arceaux de la gare de Bécon-les Bruyères (réalisé en 2002 et comportant 10 places).
- Les espaces clos : ces équipements ont été lancés par la SNCF, avec la participation des communes : ce sont des espaces clos collectifs ou individuels (boxes) apportent une réponse adaptée au cas des gares nécessitant une sécurité renforcée.
Ex : le parc clôturé de la gare RER Cergy-Saint-Cristophe (réalisé en 2002 et comportant 6 places).
- Les parcs gardiennés ou points multi-services vélos : à l’initiative de collectivités, plusieurs sites bénéficient d’un service avec du personnel assurant le gardiennage, offrant également des prestations telles que entretien, location…
Ex :le point multi-services vélos de la Gare de Versailles-Chantiers (réalisé en 2001, comportant 150 places et proposant aussi la location de vélos et les réparations).
L’initiative du projet revient à son maître d’ouvrage (SNCF, RATP, collectivités territoriales…). Il en est de même pour les choix techniques (abri éclairé, espace clos ou parc gardienné, nombre de places, localisation).
Depuis la décision n°7346 du Conseil d’Administration du STIF datant du 7 décembre 2001, le STIF peut accorder une participation financière à la réalisation de parcs vélos égale à 50% du montant hors taxes des dépenses, dans la limité du prix plafond de 1220 ¤ par place.
Le maître d’ouvrage doit faire la demande de subvention au STIF avec les pièces suivantes en appui :
- une délibération (s’il s’agit d’une collectivité) approuvant le projet, la maîtrise d’ouvrage de l’opération et la demande de subvention ;
- une note décrivant l’opportunité du projet (contexte, intérêt du projet et nature des travaux) ;
- des plans ou schémas décrivant l’état existant et l’état projeté ;
- un calendrier prévisionnel de réalisation de l’opération ;
- un devis estimatif détaillé du coût de l’opération hors taxes ainsi que le plan de financement ;
- tout autre document concourant à la compréhension du projet.
Le STIF examine ce dossier et donne une réponse favorable ou non. En cas de réponse favorable, une notification d’attribution de subvention est envoyée au maître d’ouvrage. Le commencement d’exécution de l’opération ne peut avoir lieu avant la date de notification. Toutefois, sur demande préalable justifiée par l’urgence et sur la base d’un dossier reconnu complet, il peut être autorisé le commencement d’exécution d’une opération sans que cette autorisation préjuge de l’attribution d’une éventuelle subvention.